pilule_6Les femmes sont plusieurs millions à prendre la pilule , une contraception hormonale ou un traitement de la ménopause.

Mais la majorité de ces femmes ne savent pas de quelle façon fonctionnent ces médicaments et quels effets ils peuvent avoir sur leur corps. Entretien avec le Pr Henri Joyeux, co-auteur du livre « La pilule contraceptive » (Éditions Rocher), avec Dominique Vialard.

Photo : e-MagineArt.com/flickr cc. On a publié plusieurs centaines d’études sur les effets nocifs de la pilule et le scandale des pilules de 3e et 4e générations n’est que le premier épisode de ce qui pourrait être la plus grande déroute médicale du XXIe siècle. Sait-on par exemple que les hormones de synthèse sont au du sein ce que l’amiante est au de la plèvre ?

En 1975, il y avait 7 000 cas de nouveaux cancers du sein par an en France. En 2013, il y en avait 60 000, et chez des femmes de plus en plus jeunes à cause de la pilule … Cancers, AVC, thrombo-embolies, dépressions, perte de libido, chez les enfants… de nombreux effets secondaires graves et plusieurs sont impliquées.

Avec La pilule contraceptive (Éditions Rocher) du Pr Henri Joyeux et de Dominique Vialard, on découvre aussi pourquoi les autorités médicales et la majorité des médecins se taisent et continuent à prescrire des médicaments dangereux. Rencontre avec l’un des deux auteurs, le Pr Henri Joyeux. Entretien.

Pourquoi avoir choisi d’écrire ce livre sur la pilule ?

Pr Henri Joyeux : Le scandale des pilules de 3ème et 4ème générations a sonné le tocsin. Des femmes qui prennent la pilule ont révélé sa dangerosité. De nombreuses femmes ont été perturbées et désorientées par ces informations. Elles étaient en effet de plus en plus à prendre la pilule.

Récemment une femme de 35 ans en parfaite  est décédée d’un infarctus du cœur. Elle consommait ce type de pilule …

La vente de ces pilules s’est effondrée du jour au lendemain, car les gens ont eu peur et le gouvernement a décidé de ne plus les rembourser pour ne pas être responsable des complications.

Quelles sont concrètement les conséquences de la pilule sur la femme ?

Pr Henri Joyeux : La moitié de notre livre les liste jusque dans le détail et les explique de manière simple pour que tout le monde comprenne ce qu’est réellement la pilule . L’apport hormonal excessif des deux hormones féminines (œstrogène et progestérone) fabriquées synthétiquement ou issues des urines de jument est logiquement dangereux pour des organes aussi sensibles que les seins, l’utérus, les ovaires. De nombreuses maladies causées par la pilule, que les femmes considéraient trop comme un bonbon, remplissent les hôpitaux, avec des complications cardio-vasculaires, cérébrales, cutanées chez des personnes jeunes, mais aussi des atteintes cancéreuses des seins, du col de l’utérus, des ovaires. Récemment on a même relié certaines maladies auto-immunes, telles que thyroïdite, lupus érythémateux… à la pilule.

Vous dites que l’on cache la vérité aux patientes. Qui aurait intérêt à cacher cette vérité sur la pilule ?

Pr Henri Joyeux : Les laboratoires fabricants gagnent des milliards grâce à la pilule contraceptive.

Le malheur dans cette histoire est que le gouvernement est obligé de passer comme message aux utilisatrices de choisir une pilule de 1ère ou 2ème génération, alors qu’elles étaient toutes les deux dangereuses, responsables d’une baisse de la libido, de signes de virilisation (acné, duvet sur les joues..), de surpoids et d’obésité ou de pathologies mammaires, ovariennes bénignes ou malignes.

Les laboratoires se posent les bonnes questions désormais. Iront-ils inventer et promouvoir des pilules de 5ème et 6ème générations, enfin totalement inoffensives, c’est peu probable, car les femmes ont perdu confiance et désormais se méfient.

Quelles alternatives contraceptives peut-on alors proposer aux femmes ? 

Pr Henri Joyeux : Ce sont des nouvelles technologies qui consistent à aider la femme à repérer de façon très fiable ses jours de fécondité pour qu’ainsi la fertilité du couple soit gérée comme il le souhaite, sans prendre la pilule qui perturbe non seulement la libido mais qui est également responsable de complications.

On trouve déjà des mini-ordinateurs de cycle avec un réveil et un thermomètre incorporés, simples à utiliser. On prend sa température tous les matins sous la langue pendant quelques secondes et le moniteur calcule l’évolution de votre cycle et vous indique par un voyant de couleur vos jours d’infertilité et de fertilité potentielle. C’est fiable, pas plus contraignant que de penser à avaler sa pilule , et sans danger. Ces mini-ordinateurs de la taille d’un téléphone portable sont en plein développement et se généraliseront certainement avec la technologique et la prise de conscience qui a lieu.

Pour JOL Press: Propos recueillis par Marine Tertrais 

Le Pr Henri Joyeux, est chirurgien cancérologue, Professeur de Cancérologie et Chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier, chirurgien des Hôpitaux et de l’Institut du Cancer de Montpellier. Prix International de Cancérologie Antoine Lacassagne pour ses travaux sur la Nutrition, il est également Président de Familles de France. Il a été le premier en France à alerter les femmes sur les dangers de la pilule avec Femmes si vous saviez… publié en 2001.

Dominique Vialard, diplômé de Sciences Po, est journaliste depuis plus de 25 ans. Il a coécrit plusieurs ouvrages dont le dernier livre du prix Nobel de Médecine Luc Montagnier, Les Combats de la Vie – Mieux que guérir, prévenir, un essai sur la médecine du futur qui a été traduit dans plusieurs pays. Journaliste spécialisé dans la santé et les médecines complémentaires, il collabore à la revue en ligne Alternative Santé.

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Source : Jolpress

Commentaires

37 COMMENTAIRES

  1. Ou avez vous vu que les laboratoires nous veulent du bien ? C lucratif tout ça ils s en fiche que ça vous déclenche un cancer ! C marqué sur les effets indésirables ; )
    Et puis si il y a cancer on fait marché un peu plus le système … mon dieu que c laid tout ça …

  2. faut arrêter, la température n’est pas plus fiable que de compter les jours.

    le reste est vrai, on se doute bien que bouffer des hormones à longueur de temps alors qu’on n’est pas fait pour ça ça fou tout en l’air, il ne faut pas être sorti de saint cyr…

    • Certes. Mais il n’y a pas vraiment de solutions non nocives. Calculer les jours, prendre la température n’est pas assez précis, trop de risques de grossesses non désirées. Les autres méthodes sont d’une part invasives et pas mieux niveau santé. Soit stérilet au cuivre (toxique) soit aux hormones et on Retrouve le problème de la pilule… Nous n’avons rien d’autre. Les implants envoient des hormones en continu… Reste le préservatif. Aux hommes de jouer le jeu pour la santé de la femme et d’en porter en permanence.

    • Et encore suffit que le preservatif craque on est mal barre maintenant je ne prend plus de contraception mais bon quand je l’avais sa ne m’a pas empêché d’avoir mon fils qui grâce a lui depuis 1 ans me fait faire plus de recherche que jamais sur beaucoup de chosz autant dire que j’ai revu pas mal de chose a la hausse et que j’en suis tomber des nu pour beaucoup et que sa fait peur =_=

      • Sachant que les spz vivent max 5j dans le corps de la femme et que l’ovulation peut etre détectée que 1 à 2j avant, je pense que c’est un peu risqué non ?

    • Et sinon sans compter les jours il suffit de connaitre son corps et de reconnaitre les signes d’ovulation: glaire qui change, envie de sexe, et meme douleur ovarienne pour moi. Mais je suis très sensible aux hormones, c’est pourquoi je ne prends pas la pilule (et pourtant j’ai des enfants uniquement qd je le souhaite… Mais bon, je l’ai souhaité souvent)

    • On sait ce que l’on veut qu’on sache : parmis le nb de femme qui prennent la pilule il doit y en avoir plus que vous croyez qui sont conscientes du danger mais quand votre conjoint ne “supporte” pas de mettre des capotes et que vous ne voulez vraiment plus d’enfant, à part vous faire ligaturer (et perso ma gynéco à refuser de me le faire, je sais j’aurais pu aller en voir un autre mais c’est pas évident de changer de gynéco) les autres solutions ont toutes des inconvénients…. reste la vasectomie mais demander à des hommes de prendre en charge la contraception du couple c’est trop leur demander. ceci dit je veux bien que vous me donniez les références de ce fameux appareil car marre de me bousiller la santé avec cette pilule

    • Vous avez tout dit Magali Barou. Très rares sont les hommes qui se posent des questions par rapport à la contraception, c’est presque toujours une histoire de femme. Je suis aussi intéressée par l’appareil 🙂

      • Et les 3 premiers mois sont ceux où l’on apprend à connaître son corps… et la glaire n’évolue pas (à ma connaissance) significativement d’un jour à l’autre. 3j avant l’ovulation je doute qu’on puisse prédire par Billings que l’ovulation est proche (surtout quand les cycles sont aléatoires – dans le sens pas 28j pile poil et différents d’un mois à l’autre…)

    • Marine Verret Dejouet hou là ! moi j’en veux pas du tout des enfants, mais alors là pas du tout du tout ! on a assez de barreaux à notre prison ! je ne me risquerais jamais à utiliser la température ou autres paramètres un peu aléatoires tout de même. Bientôt je me ferai ligaturer les trompes, je pense que c’est la meilleure solution au fond, pour celles qui ne veulent pas d’enfant

  3. J’ai toujours pris la pilule avec beaucoup de circonspection et uniquement quand j’étais en couple stable jusqu’à ce que je me rende compte que je ne la supportais tout simplement pas; J’ai opté pour un diaphragme pour lequel j’ai du insisté c’est non remboursé mais je ne l’utilise que quand c’est nécessaire et je ne prend aucune hormone. Dés que j’ai stoppé la pilule je me sentais beaucoup mieux.

    • A contrario j’ai une amie qui a pris la pille pendant plus de 10 ans sans discontinuer quand elle a voulu faire un bébé ça ne prenait pas tout ça pour se rendre compte qu’elle a des kystes aux ovaires je suis sur que les hormones n’y sont pas pour rien.

  4. Malheureusement, ayant été des patientes confiantes et totalement désinformées sur la pilule contraceptive, certaines d’entre nous avons fini par en payer le prix fort. Le manque de réponses de la part du gynécologue aux questions pourtant déjà intuitives, nombreuses et souvent répétées pendant 20 ans (1975-1995), au mieux on nous répondait «Nous n’avons pas assez de recul !»

    Au fil des ans et des contrôles réguliers, on crée fatalement des liens de confiance et d’amitié avec le spécialiste. Le premier couperet tombe et vous vous retrouvez au bloc opératoire pour vous sauver d’un cancer de l’utérus et des ovaires pris à temps. Qu’à cela ne tienne, avec deux magnifiques enfants, un troisième n’était de toute façon pas programmé. En plus la paix de l’esprit retrouvée, on ne risque plus rien ! Plus qu’une petite pilule quotidienne pour parer aux effets indésirables et incommodants d’une ménopause précoce !

    Faute d’Internet, on s’en remet corps et âme aux éminentes blouses blanches et à leur savoir. D’ailleurs, pourquoi se permettre de douter ou de remettre en question leurs conseils avisés ? Seulement voilà, les soucis ne tardent pas à se pointer de nouveau (1996-2007) : prise de poids insidieuse et régulière, angoisses, dépression, insomnies, crampes, jambes enflées, diabète type2, et j’en passe… « Mangez moins ! » ou « Il faudrait vous affamer pour vous faire maigrir ! » « Faites de l’exercice ! (oups… le tennis et la natation ne suffisent plus !) »… Pas assez folle la guêpe ni maso pour insister contre pareil mur d’indifférence ou d’incompétence ! Stop !!!

    Ouf… jusqu’an 2010, cancer du sein… ! Merci à la pilule contraceptive et autres cocktails d’hormones ! J’ai encore ma vie et ma peau au soleil du sud, que je compte bien garder encore quelques années !

    Si le Pr Henri Joyeux et Internet sont entrés trop tard dans ma vie, j’espère que mes filles et toutes les jeunes femmes auront la curiosité de s’informer et sauront tirer profit de ses conseils !!!

  5. mouais … la pilule c’est quand même donner à la femme un droit (presque de vie et de mort) sur notre société, mais c’est surtout la libérer et la rendre autonome. Rien n’est tout blanc ni tout noir, et franchement généralement les gynécologues expliquent bien ce qui se passe et quels sont les effets potentiels. Le taux de plus en plus élevé de cancers est plus lié à l’amélioration des techniques de dépistage qu’à autre chose. Bref, nous enlever la pilule, c’est nous reprendre nos libertés et nous renvoyer dans nos cuisines. Je prends la pilule depuis plus de 20 ans, là je suis passée à la mini-pilule et c’est super ! Je me sens bien, je ne suis plus réglée, je gère mon utérus comme bon me semble, je suis en plein forme !

  6. Avec la pilule fini mes horribles mal de ventre , tous les mois, de 18 ans jusqu’à la ménaupause avec quelques pauses entre 2 pas trés longue. Aucun problème de santé, j’ai 61ans et 7mois. .Bref pour moi perso , MERCI la pilule

  7. Mauvais probleme ou bon au choix
    Il faut prendre le temps de trouver la methode qui convient a chaque femme et chaque couple et cela prend du temps;
    Il n’y a pas que les medecins qui sont presses ;mais les patientes aussi.
    La solution ideale est difficile
    Comment imaginer que quelqu’un qui se dit incapable de prendre un comprime chaque jour prendra sa température et ou calculera les jours et ou fera abtention selon le resultat ?
    Les progres de la contraception on permis la liberte et de limiter les IVG.

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